L’île du Crâne, d’Anthony HOROWITZ

David Eliot est un jeune garçon qui vient de se faire exclure de son collège. Ses parents l’envoient alors dans une mystérieuse école située sur une île inconnue de tous sur les côtes de l’Angleterre. David y fera la connaissance de Jill et de Jeffrey avec lesquels il partagera son séjour sur l’île, ainsi que de ses professeurs aux comportements plutôt étranges. Bien loin de ce qu’il s’imaginait comme école, le jeune garçon va mener l’enquête jusqu’à découvrir la vérité.

Anthony HOROWITZ est un écrivain de romans à suspense et humour pour la jeunesse. Né en 1957, à Stanmore, en Angleterre, il se spécialise notamment dans l’écriture de romans de genres fantastique et policier. En-dehors de l’écriture, il consacre son temps à la scénarisation de feuilletons télévisés anglais.

Il est aussi lauréat de multiples récompenses littéraires, telles que le Prix Polar-Jeunes, en 1988, pour le Faucon malté, le Prix européen du Roman pour Enfants, en 1993, pour L’île du Crâne ou encore le Grand Prix des Lecteurs de Je Bouquine, en 1994, pour Devine qui vient tuer.

Devine qui vient tuer _ Anthony Horowitz

© Hachette jeunesse, 2007

Le faucon malté_Anthony Horowitz

© Hachette jeunesse, 2008

l'île du crâne_Anthony Horowitz

© Hachette jeunesse, 2002

Sur la première de couverture

La mention «Fantastique» est placée tout en haut de la couverture, au-dessus de l’image centrale, et nous indique d’entrée de jeu de quel registre est le livre. Le titre est écrit en plein milieu de la première de couverture, en noir ; seules les lettres avec un accent circonflexe sont colorées : le «î» en vert et le «â» en jaune. Le nom de l’auteur est inscrit juste en-dessous du titre, en noir. Les couleurs qui ressortent à première vue sont le rouge et le jaune orangé, ce qui confère au lecteur une impression de danger et de mystère. Au centre, dans une sorte de bulle, un portrait d’un personnage à l’air monstrueux, à deux têtes, habillé en costume, et à cravate verte est illustré. De plus, on peut apercevoir devant et derrière ce dernier, un ouvrage, sur lequel on peut lire «Groosham Grange» en guise de titre, ainsi qu’un immense crâne devant lequel navigue un bateau rappelant le titre du roman : L’île du Crâne.

Sur la quatrième de couverture

On retrouve les mêmes inscriptions dans le même ordre, de haut en bas, que sur la première de couverture. À savoir respectivement, la mention « Fantastique », le titre et le nom de l’auteur. Un résumé d’environ huit lignes ainsi qu’une note indiquant un éloge du livre

Prix Européen du roman pour enfants de la ville de Poitiers, en 1993

apparaissent dans une bulle similaire à celle de la première de couverture. L’information « à partir de onze ans » est présente en-dessous de ladite bulle. Vient ensuite l’éditeur « Hachette Jeunesse », puis le code barre, toujours sur fond rouge.

On peut dire que les couvertures de cet ouvrage sont peu attirantes, car une impression de méfiance s’installe immédiatement dans l’esprit du lecteur, voire même de peur. En effet, la présence du crâne, du portrait de l’homme à deux têtes, et du fond rouge renforcent l’idée d’inquiétude et de mystère.

Le jour où la vie de David bascule

David Eliot est un garçon ordinaire de 13 ans, et est le septième fils du septième fils, ce qui lui confère des dons. Il n’arrive pas à rendre son père fier de lui à cause de ses résultats scolaires catastrophiques et de son exclusion définitive. Son père, excédé du manque de sérieux de son fils, souhaite l’envoyer dans une école de redressement. C’est alors qu’une mystérieuse lettre arrive à point nommé. Cette dernière est destinée à David. Elle lui offre l’opportunité de passer une année dans un pensionnat spécialisé pour élèves réfractaires. Cependant, s’il s’inscrit, l’élève ne pourra avoir qu’un seul jour de vacances durant l’année. D’autant plus que les parents ont interdiction d’accéder à ledit pensionnat, « sauf s’ils savent nager »1 . Ses parents décident tout de même de l’y envoyer, certains que leur fils reviendra plus discipliné. Dans le train en direction de l’île, David fait la rencontre de deux autres élèves du nom de Jill et de Jeffrey. Une fois arrivé sur les terres de Groosham Grange en compagnie de ses camarades, David s’inquiète,

le tonnerre gronda et un éclair zébra le ciel. Au loin, un loup hurla.2

 Il découvre l’école aux allures de « Westminster Abbey », ainsi que le gymnase, le cimetière et la forêt. Il fait par la suite connaissance avec ses professeurs au comportement plus qu’étrange. Par exemple, l’un ne fait coursque si les rideaux sont fermés, l’autre ne fait jamais cours les soirs de pleine lune. Plus les jours passent à Groosham Grange, plus David s’angoisse jusqu’à ne plus dormir la nuit. Comme la fois où il se réveille en pleine nuit dans une pièce où les élèves se sont volatilisés comme par magie. Le jeune homme, peu rassuré, décide de mener l’enquête. Avec ses amis,  il va alors s’aventurer dans les moindres recoins de l’école  afin de tenter d’élucider les mystères de Groosham Grange, jusqu’à se découvrir lui-même.

Un air de famille 

Des similitudes frappantes entre L’île du Crâne d’Horowitz et les romans Harry Potter de J.K. Rowling sont notables. En effet, dans chacune des deux histoires, le protagoniste, pré-adolescent, vit au sein d’une famille. David vit avec ses parents Edward et Eileen, Harry avec son oncle Vernon et sa tante Pétunia. De plus, les relations entre David et ses parents sont pareilles à celles d’Harry et de ses tuteurs. Les deux familles mènent la vie dure aux jeunes garçons qui ne se plaisent pas vraiment chez eux. Puis, les deux héros sont subitement immergés dans un cadre magique et fantastique par l’intermédiaire d’une lettre. C’est à partir de là que la vie monotone de « moldu » de David et de Harry sera révolue. Vient ensuite le moment où les protagonistes découvrent leur école respective, Groosham Grange pour David, et Poudlard pour Harry. L’architecture peu commune des deux établissements leur donne des airs de châteaux hantés. Ils renferment de multiples passages secrets et de pièces interdites. Comme par exemple le bureau du directeur de Groosham Grange  ou la chambre des secrets à Poudlard. De même, les murs sont ornés de tableaux vivants. Par exemple, dans L’île du Crâne, on retrouve ces tableaux dans la bibliothèque, et sur les murs des couloirs où se trouvent « les escaliers qui n’en font qu »à leur tête » dans Harry Potter. Autre point commun : les châteaux sont situés en retrait des villes et des habitants. De plus, dans chacune des deux histoires, les personnages principaux rencontrent leurs amis d’aventure dans le train les menant à leur école. David fait connaissance avec Jill et Jeffrey et Harry avec Hermione et Ron. Le fait d’avoir choisi une fille et un garçon en tant qu’amis du héros allonge la liste de points communs entre les deux récits. D’ailleurs, une fois arrivé à bon port, David est accueilli par Gregor, et Harry par Hagrid. Gregor est décrit de telle sorte

Il portait une veste en cuir et un pantalon très large3

qu’il rappelle physiquement Hagrid et ses vêtements sombres et amples. Il y a aussi la présence de fantômes et de loups-garous, sans trop en dévoiler davantage, qui ajoutent de nouveaux points communs aux romans.

Il reste évidemment de nombreux autres points à éclaircir pour continuer d’augmenter la liste de ressemblances entre L’île du Crâne et Harry Potter. Il est certain qu’un lien étroitement étrange lie ces deux histoires. Cela ne fait qu’alimenter les rumeurs quant à l’inspiration éventuelle de Harry Potter prise dans L’île du Crâne. Nul ne sait si la fameuse J.K. Rowling s’en est réellement inspirée pour ses romans à succès ou s’il s’agit d’une pure coïncidence.

Mon avis

En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais à lire une histoire vue et revue avec un vocabulaire enfantin… seulement voilà c’était tout le contraire. En effet, j’ai adoré la façon dont l’intrigue a été mise en place, mêlant humour noir, suspense, et mystère tout au long du récit. L’auteur a brillamment suscité mon attention dès les premières pages par ses tournures comiques là où on ne les attendait pas forcément. De plus, la trame de l’histoire est remplie de rebondissements inattendus qui donnent plaisir à la lecture. Cela m’avait donné l’envie de découvrir la fin au plus vite. L’île du Crâne est un roman que je conseille vivement à tous, d’autant plus aux fans de Harry Potter qui seront ravis de retrouver l’univers magique et lugubre du best-seller de J.K. Rowling.

Public ciblé 

Public jeunesse, pour tout âge à partir de onze ans.

Référence Bibliographique

HOROWITZ, Anthony. L’île du Crâne. Annick Le Goyat (trad.), Marc Daniau (ill.). Paris : Hachette jeunesse, 2002. Le livre de poche. Jeunesse. Fantastique. ISBN: 2-01-322024-3

Sites

Le roman en livre numérique ou en braille sur la Bibliothèque numérique francophone accessible 

Pour en savoir plus sur Anthony HOROWITZ

Critique sur Babelio 


 

1 L’île du crâne, Hachette jeunesse, 2002, p.17

2 ibid., p.43

3 ibid., p.36

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