Mes après-midi à la bibliothèque

La bibliothèque Arbizon était une antenne locale de la bibliothèque municipale de Pau, qui portait le nom du quartier où elle était située, au rez-de-chaussée d’un immeuble neuf. À côté de l’école primaire où j’étais scolarisée, et à deux rues de celle où je vivais avec mes parents et mon frère.

Série noire et série rouge

Ma mère nous y accompagnait le mercredi après-midi pour « changer les livres ». Je pillais le rayon d’une série de petits livres noirs à couverture souple. Je ne me souviens plus du nom de cette collection. Je l’ai recherché, sans succès, sur Internet. Je ne sais plus si je l’ai découverte avant ou après la série rouge, celle des « J’aime Lire », que possédait aussi la bibliothèque.
C’était une sorte d’addiction, l’appétit d’en tenir un autre dans mes mains chaque semaine, une obsession peut-être bien comparable à celle qui peut encore me soulever quand je découvre une nouvelle série télévisée, avec la joie un peu irraisonnée qui accompagne l’obtention à la médiathèque du coffret DVD enfin disponible…

L’histoire

À une heure donnée, les enfants s’installaient, assis sur le sol. Est-ce que je me souviens réellement des coussins ? Peut-être que je les imagine, en leur substituant dans ma mémoire les espaces-enfants souvent très colorés et modernes des médiathèques actuelles. Mais je suis sûre que nous entourions Mireille, la bibliothécaire qui portaient de larges lunettes à monture de plastique marron. Elle nous lisait un livre en entier, souvent l’histoire d’un album illustré. C’était le point d’orgue du moment passé dans le petit local.

Le choix

Au moment de partir, Mireille ou une autre tamponnait les petites fiches cartonnées pour y imprimer la date de retour des livres, et elle les glissait dans un coin plastifié collé à l’intérieur de l’exemplaire. Il ne fallait pas toucher à la fiche, pour ne pas la perdre. Ma mère parlait un peu bouquins avec les dames de la bibliothèque, demandait des conseils, nous étions déjà trop grands pour lire Max et les Maxi-Monstres et les albums de la même collection. Il nous fallait du neuf, tous les mercredis.

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